En tant que candidate à la mairie de Ville Mont-Royal, je souhaite clarifier ma position sur le dossier du Centre Sportif et Communautaire (CSC).
Depuis mon élection en novembre 2021, j’ai toujours soutenu la création d’une infrastructure sportive moderne, accessible et structurante pour notre ville — mais pas à n’importe quel prix, ni au détriment de la confiance des résidents.
Je suis totalement favorable à la création d’un centre sportif moderne à Ville Mont-Royal
J’ai soutenu la version 1.0 Poirier–Fontaine, appuyée sur une planification structurée. À l’époque, il aurait été préférable de retourner rapidement en appel d’offres, avec quelques ajustements mineurs, plutôt que de repartir à zéro.
En revanche, j’ai voté contre la version 2.0 de Peter Malouf.
Relancer un projet présenté comme « similaire » n’apportait aucune valeur ajoutée réelle en coûts ou en délais. De plus, le choix du mode conception–construction a été fait sans évaluation claire des étapes, des coûts, de la qualité ni des échéanciers.
Cette approche comporte des risques majeurs : elle pourrait tripler l’endettement municipal, compromettre la stabilité financière et entraîner une forte hausse des taxes.
Lors de la séance extraordinaire du conseil municipal, le 28 avril 2025 à 8 h 30 (3min24) (https://www.youtube.com/watch?v=zARQ19ml_IA), j’ai voté en faveur de l’octroi du contrat au consortium ÉQUIPE SPORTS ET COMMUNAUTÉ VMR pour un montant de 89 413 617 $ (taxes incluses).
Cette décision, prise avec réserve et lucidité, s’explique par le fait qu’à ce stade avancé, il n’existait malheureusement plus d’autre option réaliste pour faire progresser le projet.
En revanche, je continue de dénoncer fermement :
- le manque de transparence tout au long du processus ;
- plus de quatre années de retard accumulées ;
- des millions de dollars gaspillés en études et plans périmés ;
- la perte de 3 200 m² de superficie brute de construction par rapport au projet initial de 2021 ;
- l’absence d’estimation fiable et publique des coûts réels ;
- l’incertitude fiscale pour les résidents liée à l’augmentation de la dette municipale ;
- ainsi que les risques de qualité liés au choix du mode conception–construction.
Analyse comparative des coûts du projet
- Superficie et évolution
- 2021 : 14 599 m²
- 2025 : 11 402 m² (–21,9 %)
- Coûts de construction (taxes incluses)
- 2021 (projet clé en main, version EBC) : 88,4 M$
- 2025 (bâtiment plus petit, sans aménagement extérieur, sans toit vert, sans raccordement HQ, etc.) : 89,4 M$
- Effet de l’inflation (2021–2025)
- Augmentation cumulée des coûts de construction : environ 33,4 M$ / +37,86 %.
- Coûts additionnels liés aux délais et aux changements
- Plans et devis périmés : 2,9 M$
- Subvention perdue : 3,0 M$
- Préqualification et études : 1,2 M$
- Autres coûts : 1,7 M$
→ Total additionnel : 8,8 M$
Mes constats sont clairs :
- Quatre années de retard ont entraîné une hausse importante des dépenses.
- L’indexation des coûts de construction entre 2020 et 2025 a ajouté, à elle seule, plus de 33 M$ au coût global.
- Un manque de transparence persiste concernant les coûts additionnels liés aux délais et aux changements successifs.
- Le programme architectural a été amputé de 21,9 % de superficie (soit 3 197 m²) afin de limiter partiellement l’impact de cette indexation.
- L’impact fiscal estimé pour les ménages est d’au minimum 1 200 $ par an pour une maison unifamiliale évaluée à 2 M$.
- Ces surcoûts et retards sont la conséquence directe de la gestion de Peter Malouf et du conseil, qui ont appuyé ce virage tardif et mal préparé.
Conclusion
- En remplaçant le projet initial par la version actuelle depuis 2021, l’équipe de Peter Malouf a considérablement augmenté la facture pour les contribuables.
- Le coût officiel annoncé de 89,4 M$ (taxes incluses) ne tient pas compte des 8,8 M$ additionnels déjà engagés en raison des délais et des changements depuis 2021. Cela porte le coût total estimé à 98,2 M$ (taxes incluses) — un montant provisoire puisque le projet n’est pas finalisé.
- Pour atténuer partiellement cette hausse, la superficie de construction a été réduite de 21,9 % (3 197 m²), mais cela ne compense pas les 33,4 M$ d’indexation des coûts sur la période 2020–2025.
- De plus, le choix du mode “design-build” au lieu du concept initial clé en main comporte un risque accru de baisse de qualité et de moins bon contrôle sur l’exécution.
- Les contribuables méritent mieux qu’un projet amputé, retardé et alourdi par des choix politiques mal préparés.
Mes engagements pour la suite
• Assurer un suivi rigoureux et transparent du travail du consortium, pour limiter tout dépassement de coûts.
• Publier régulièrement un tableau de bord clair (coûts, avancement, changements).
• Confier au CCU un rôle renforcé de suivi et de reddition de comptes, pour garantir le respect des coûts et des échéanciers.
• Rendre publics les coûts d’exploitation afin d’éviter toute mauvaise surprise fiscale.
• Clarifier l’impact réel sur les taxes municipales avant la livraison du projet.
« Le 2 novembre, choisissez et votez Équipe Maryam pour remettre la rigueur, la transparence et la responsabilité au cœur de notre ville. »
Maryam Kamali Nezhad, ing., Ph. D.
Candidate à la mairie de Ville Mont-Royal